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Tumeurs bénignes de l’ovaire
Crée le samedi 25 septembre 2010, par
Dernière mise à jour le samedi 25 septembre 2010
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Introduction : Le terme de tumeurs bénignes du kyste de l’ovaire englobe plusieurs pathologies allant du simple kyste fonctionnel lié au fonctionnement normal de l’ovaire jusqu’au kyste organique potentiellement malin.
Le kyste de l’ovaire peut être découvert fortuitement, en dehors de tout symptôme gynécologique, lors d’un examen de routine. L’examen clinique peut mettre en évidence les signes suivants : douleur pelvienne, masse pelvienne, troubles du cycle menstruel, troubles digestifs ou bien au décours d’une complication. En première intention on effectuera une échographie pelvienne par voie abdominale ou endovaginale. Le but de cet examen est de confirmer le diagnostic de kyste de l’ovaire et d’en préciser les caractéristiques.
Le Kyste fonctionnel de l’ovaire est un follicule ou un corps jaune qui se transforme en kyste. C’est la tumeur ovarienne la plus fréquente chez la femme en période d’activité génitale. Le Kyste fonctionnel de l’ovaire est toujours bénin.
Les Kystes fonctionnels de l’ovaire sont le plus souvent asymptomatiques et régressent spontanément jusqu’à disparaitre en quelques semaines. Ainsi devant un kyste d’allure fonctionnelle, on effectue un contrôle échographique à 3 mois pour objectiver sa disparition. En cas de persistance du kyste, son caractère fonctionnel doit être remis en question. Il est maintenant prouvé que le traitement médical par pilule oestro-progestative pendant 3 mois n’est pas plus efficace que l’abstention thérapeutique.
Le développement de ce type de kyste est indépendant du cycle ovarien. Ils persistent donc de cycle en cycle Chaque tissu composant l’ovaire peut donner un kyste organique de nature bénigne ou maligne.
On distingue donc les 3 types anatomo-pathologiques suivants : -* Les tumeurs d’origine épithéliale provenant du mésothelium recouvrant la surface ovarienne. -* Les tumeurs d’origine germinale dérivées des cellules germinales ovariennes. -* Les tumeurs d’origine stromal dérivées du stroma gonadique.
Ainsi chaque type histologique peut donner un kyste bénin ou malin :
SEUL l’examen anatomopathologique ( analyse au microscope du kyste) apporte un diagnostic de certitude.
Au terme de l’examen clinique et radiologique ( échographie pelvienne et IRM) avec le dosage sanguin du CA 125 marqueur de l’ovaire, trois situations se dégagent :
IL s’agit en général d’une femme jeune en activité génitale. Aspect de kyste ovarien simple. La prise en charge consiste à différencier un kyste fonctionnel d’un kyste organique.
On réalise donc un contrôle échographique à 3 mois. La disparition spontanée ou sous contraception orale confirme le diagnostic de kyste fonctionnel.
Si le kyste persiste, il s’agit probablement d’un kyste organique, on pose alors l’indication d’une cœlioscopie à visée diagnostique et thérapeutique.
Tableau clinique et échographique : Malignité suspectée devant un ou plusieurs des signes suivants : Patiente ménopausée, kyste persistant plus de 3 mois, Kyste suspect à l’échographie, parois épaisses et irrégulières, diamètre du kyste >6cm, Tumeur ovarienne bilatérale.
Prise en charge : Exploration chirurgicale avec cytologie péritonéale et ovariectomie.
Situation rare. Chirurgie par laparotomie médiane à visée diagnostique et curative.
Les Complications possibles d’une tumeur de l’ovaire :