Accueil du site > Gynécologie > LA RESERVE OVARIENNE
POTENTIEL DE FERTILITE
Crée le samedi 25 septembre 2010, par
Dernière mise à jour le samedi 25 septembre 2010
Toutes les versions de cet article : [English] [français]
Aussi appelé ovogenèse, le développement des ovocytes (les cellules femelles de la reproduction) s’étale sur plusieurs années, de la vie foetale à la vie adulte. Chez les mammifères, les femelles naissent avec un stock défini d’ovocytes qui diminue avec l’âge. Ceci explique la durée limitée et la baisse progressive de la fécondité chez la femme.
Depuis des études menées chez la souris en 2004, il existe une nouvelle théorie appelée néo-ovogenèse, selon laquelle il serait possible de renouveler artificiellement une partie de ce stock d’ovocytes, à l’aide de cellules souches. Cependant il n’y a à ce jour pas de certitude sur la néo-ovogenèse, en raison de nombreuses controverses entourant les études à l’origine de ce concept.
Les traitements de l’infertilité (dont la FIV ou fécondation in vitro) se basent sur les connaissances de l’ovogenèse et de la physiologie des ovaires.
C’est le nombre et la quantité d’ovocytes présents dans les follicules primordiaux qui se trouvent dans les ovaires à un moment donné. Plus cette réserve ovarienne est élevée et meilleures sont les chances de fécondation (spontanée ou assistée) et de réponse ovarienne à la stimulation hormonale éventuelle avant fécondation .
Cette réserve correspond au stock d’ovocytes qui peuvent encore être fécondées, indiquant ainsi le temps restant pour les meilleures chances de résultat.
La mesure de la réserve ovarienne fait partie du bilan préalable à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) , bien qu’il ne soit pas encore prouvé que cette mesure soit indispensable. Ceci signifie que, malgré une réserve ovarienne normale pour son âge, une patiente identifiée comme “mauvaise répondeuse” à la stimulation peut parfois avoir de bonnes chances de grossesse.
De plus, il n’y a toujours pas de consensus sur les seuils et les techniques de mesure de la réserve ovarienne, car de nombreux domaines restent à explorer.
Cependant cette mesure permet de donner une information utile aux patientes et, en cas de diminution précoce de la réserve ovarienne, permet d’accélérer l’accès aux couples à la PMA.